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ESSAI CRITIQUE D’ART

11/10/2016

ESSAI CRITIQUE D’ART

Sur les œuvres de Cyril Réguerre

 

La voie est tracée. Les  cartes routières métaphorisent le voyage. Simples mais efficaces, les esquisses animalières se profilent sur le monde.  Les animaux vivent. Un cheval traverse la toile. Un aigle survole l’Amérique du Nord et ce, sous les yeux du vieil indien. Le tigre scrute en digne prédateur. Sur les cartes scolaires, l’éléphant et le félin traversent le papier.  La cartographie symbolise un support culturel et formel. L’encyclopédie se contraste aux lignes pures de l’artiste. Cyril y pointe ses esquisses. Globe terrestre et animaux se superposent. Ainsi vient le message : respecter la terre et son écosystème. Chaque animal reflète en lui son univers : une baleine pour la mer, un léopard pour la terre. Vers le ciel,  l’aigle s’envole. Y décèle-t-on un cri d’alarme sur les menaces écologiques ? Les animaux, en voie de disparition, se dénombrent au fil des traits. Une terre cartographiée par l’homme fait croire que l’humain à régit l’univers. Mais les équilibres naturels se fragilisent. L’impact des croquis à l’encre nous le rappelle. Au final, les typographies standards du plan s’harmonisent aux traits personnels de l’artiste. L’animal habite le monde. Juste quelques lignes bien tracées pour le découvrir.

Parmi ses animaux, une collection de chevaux s’affiche. Le cheval galope, fougueux et indomptable. Les esquisses en mouvement le libèrent. Un coup de fusain marque l’essentiel. Le cheval souligne que tout être est libre. Les corps humains  suivent la course des chevaux. Mais la force vive des éléments repose sur une construction harmonieuse des proportions. Nus et chevaux s’inscrivent dans la réalité des formes. L’œuvre se dessine au moyen de figures concrètes et se perd dans l’onirisme. Le réalisme des personnages s’impose au fil des sujets, mais les décors s’estompent en nuances. Quelques teintes symboliques donnent le ton. Ocre et bleu, Rouge et noir, Noir sur blanc, Peu de couleurs pour beaucoup d’effets.  Ces teintes aussi monochromes qu’éparses suggèrent t’ils un paradis perdu…. Peut-on définir dans ce flou coloré un lieu précis ? Jardin d’Eden ? Rêve ou réalité ?  Une certitude cependant : la liberté. Devant l’œuvre, seul le présent compte. Ni passé, ni futur… le mouvement, libre et spontané, vibre son instant.

En parallèle des animaux et des chevaux, l’artiste présente une série de nus perçus sous différentes facettes. Les visages restent peu expressifs, mais les couleurs de fond expriment l’état d’âme que peut ressentir le sujet. Les émotions  sont exprimées par les biais des couleurs. Les tons grisonnants soulignent les caractères pensifs ou tristes des personnages. A l’inverse, les tonalités chaudes et chatoyantes provoquent la joie où l’euphorie. Les ambiances perçues sont aussi construites par les propres limites de l’humain. Par un jeu de diptyques et de division, les nus s’assemblent et/ou se séparent.  Les diptyques mis en scène définissent des rapports si multiples : harmonie, discorde... Sur un fond en deux parties, un Homme et une Femme se font face pour mieux se contempler. Chacun y trouve sa moitié. Les couleurs chatoyantes et abstraites dépeignent l’univers idyllique  dans lequel baignent les protagonistes. Le dyptique a raison de leur union ou de leur confrontation.

En somme, l’univers des œuvres dépeint les rapports de l’humain à la nature. Les moyens d’expressions, simples mais efficaces, accentuent le dynamisme des esquisses. Les fioritures inutiles ne trouveront pas leur marque sur la toile. Quelques traits bien tracés, juste quelque touche de couleur, et l’on harmonise le tout au fond d’un seul et même thème : la liberté.

 

Nicolas Tierny

 

 

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